C'est un fait. Tu alignes plus vite la cocaïne que les mots. En avant-première, tu as eu le goût des enfers lorsque ta joue a touché le sol glacé. L'amertume des jours heureux, la nostalgie de ces bonheurs simples. D'ailleurs, tu n'as jamais été simple. Adepte de la démesure, il fallait que ton orgueil soit écoeuré pour se calmer. Le vice de l'égo surdimensionné t'a fait plonger tout droit dans une spirale. Celle qui mène au gouffre, au nulle part, au néant. Le point de non retour, celui qui sépare les morts des vivants.
L'exaltation t'a toujours fasciné. Selon toi, c'est dans les passions virulentes que les plus belles actions s'accomplissent. A corps et à cris. Un héros des temps modernes, le prince des nuées, ou plutôt, des nuits. Les corps plantureux et la poudre blanche passaient entre tes mains qui, elles, ne l'étaient plus depuis longtemps. Où était donc passé le petit garçon aux rêves nobles ? Cette âme si pure doit maintenant se contenter de vivre prisonnière dans une boîte poussiérieuse. Les photographies jaunies sont désormais les seuls témoins de cette belle époque réduite en lambeaux.
Et regarde où la passion t'a mené : sur un carrelage humide et sale. Autour de toi, des zombies contournent ton corps. Avec leurs yeux révulsés, ils regardent cette masse quasi inerte. Tu vis tes derniers instants romanesques. Profite.
La frénésie du diable parcourt ton échine. Sa couleur jaillit de tes narines. Tu tâches le carrelage immaculé. La connerie du mimétisme a fini par te perdre. Les autres, les autres, les autres. Cette obsession perfide, ce tourment sans équivoque, cette phobie de la solitude qui t'a amené à courir les plus grands dangers. Face contre terre, âme vers le ciel.
Sens-tu l'âme de Don Quichotte hanter ton corps ? Comment pourrais-tu le savoir : plus aucune sensation ne t'atteigne. Déjà, tu t'envoles. Les paupières sont lourdes, la chute est engagée, la fin est proche, les adieux sourds et inutiles. Je crois que mes larmes ne sont pas les bienvenues. Ni les je t'aime. Il était pourtant sept heures du matin quand je te l'ai murmurré pour la dernière fois.
L'exaltation t'a toujours fasciné. Selon toi, c'est dans les passions virulentes que les plus belles actions s'accomplissent. A corps et à cris. Un héros des temps modernes, le prince des nuées, ou plutôt, des nuits. Les corps plantureux et la poudre blanche passaient entre tes mains qui, elles, ne l'étaient plus depuis longtemps. Où était donc passé le petit garçon aux rêves nobles ? Cette âme si pure doit maintenant se contenter de vivre prisonnière dans une boîte poussiérieuse. Les photographies jaunies sont désormais les seuls témoins de cette belle époque réduite en lambeaux.
Et regarde où la passion t'a mené : sur un carrelage humide et sale. Autour de toi, des zombies contournent ton corps. Avec leurs yeux révulsés, ils regardent cette masse quasi inerte. Tu vis tes derniers instants romanesques. Profite.
La frénésie du diable parcourt ton échine. Sa couleur jaillit de tes narines. Tu tâches le carrelage immaculé. La connerie du mimétisme a fini par te perdre. Les autres, les autres, les autres. Cette obsession perfide, ce tourment sans équivoque, cette phobie de la solitude qui t'a amené à courir les plus grands dangers. Face contre terre, âme vers le ciel.
Sens-tu l'âme de Don Quichotte hanter ton corps ? Comment pourrais-tu le savoir : plus aucune sensation ne t'atteigne. Déjà, tu t'envoles. Les paupières sont lourdes, la chute est engagée, la fin est proche, les adieux sourds et inutiles. Je crois que mes larmes ne sont pas les bienvenues. Ni les je t'aime. Il était pourtant sept heures du matin quand je te l'ai murmurré pour la dernière fois.