On me demande souvent si ça va. Et bien non, ça ne va pas. Je crois que je m'en souviendrais longtemps de cette année. Tant mieux pour ceux et celles qui l'auront bien vécu. Mais en ce qui me concerne, je pourrais dire qu'elle fut catastrophique moralement. Les personnes qui me connaissent bien savent que je n'ai jamais eu confiance en moi. Et si à l'inverse, je laisse transparaître cela, ça n'est qu'illusion. Mais là, j'atteins des sommets ou plutôt, des gouffres dans la non-estimation de moi-même.
Je ne peux pas dire qu'avant, j'étais contente de ce que j'écrivais. Ca serait bien trop prétentieux. Mais en un certain sens, oui. En fait, je me rattachais à l'écriture. Voilà, c'est ça. Elle était ma bouée de sauvetage, ma bulle d'oxygène quand ça n'allait pas bien. J'écrivais et je me sentais comme libérée d'un poids fictif mais pourtant présent dans mon esprit ou dans mon imaginaire. Et aujourd'hui, je peine chaques jours d'avantage à aligner des mots.
Je suis enfermée dans mes angoisses et dans ma douleur. Le pire, pour les autres et surtout pour moi, c'est que personne ne peut m'aider. Prisonnière dans un tunnel dont je crois parfois entrevoir le bout et puis non, je suis de nouveau dans l'obscurité la plus totale. J'ai peur de l'avenir. J'ai peur de me réveiller un matin. Peur de m'endormir le soir.
Ce n'est pas une peur enfantine, comme lorsque l'on a peur des monstres sous le lit ou du noir. Non, j'ai peur avec des larmes.
Je ne peux pas dire qu'avant, j'étais contente de ce que j'écrivais. Ca serait bien trop prétentieux. Mais en un certain sens, oui. En fait, je me rattachais à l'écriture. Voilà, c'est ça. Elle était ma bouée de sauvetage, ma bulle d'oxygène quand ça n'allait pas bien. J'écrivais et je me sentais comme libérée d'un poids fictif mais pourtant présent dans mon esprit ou dans mon imaginaire. Et aujourd'hui, je peine chaques jours d'avantage à aligner des mots.
Je suis enfermée dans mes angoisses et dans ma douleur. Le pire, pour les autres et surtout pour moi, c'est que personne ne peut m'aider. Prisonnière dans un tunnel dont je crois parfois entrevoir le bout et puis non, je suis de nouveau dans l'obscurité la plus totale. J'ai peur de l'avenir. J'ai peur de me réveiller un matin. Peur de m'endormir le soir.
Ce n'est pas une peur enfantine, comme lorsque l'on a peur des monstres sous le lit ou du noir. Non, j'ai peur avec des larmes.